Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les
joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui,
rappelons-le, est
une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre
que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres
de
rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants
de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour
l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade
comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en
connaissance de cause.
Ils ont été expulsés ce matin.
Leurs chaises d’école resteront vides.
C’est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans
les
écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne
sont pas à
l’école.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus
largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci,
Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38
[Source : zpajol]
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