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Non à la hausse du temps de travail dans l’Éducation ! Non à la casse des statuts !

Publié lundi 11 décembre 2006
 
Un projet de décret réformant le statut des enseignants du second degré est à l’étude. Etonnant ? Non, pas vraiment…

Privatisation

L’Education Nationale n’échappe pas à la gestion néo-libérale des services publics en général en oeuvre depuis plusieurs années. Comme c’est le cas pour tous les services publics, ce sont les populations les plus fragilisées qui en sont les victimes immédiates : pour l’EN, les travailleurs précaires côté salariés (précarité érigée en mode de gestion), les familles issues des classes populaires côté usagers (démantèlement des ZEP).

Casse des statuts et augmentation du temps de travail à la Vie Scolaire et chez ATOSS

Mais si l’on y regarde de plus près, il ne restait, dans un établissement scolaire du Second Degré, que les personnels enseignants dont le statut n’avait pas été encore remis en cause.

Côté vie scolaire :
Depuis 2003 et la casse des statuts des MI-SE, de nouveaux contrats de droit privé n’ont cessé de voir le jour. Ce sont les CAE ( Contrats d’Accompagnement à l’Emploi issus du Plan de Cohésion Sociale de J.L. Borloo) et autres CA (Contrat d’Avenir) dont font partie les EVS (Emploi Vie Scolaire). C’est le règne de la précarité et de l’exploitation à la Vie Scolaire (voir notre article en page 2).

Côte personnel ATOSS :
L’annualisation a conduit à une augmentation généralisée du temps de travail. Avec la décentralisation des personnels, notamment des TOSS, c’est la porte ouverte à la privatisation, comme cela a été le cas pour la restauration scolaire. Récemment dans le Loiret, la construction d’un collège à été confiée à un grand groupe privé qui en propriétaire des lieux confiera le nettoyage à ses propres salariés. Exit les personnels TOSS, donc…

Ce que prépare le projet de décret modifiant le statut des enseignants

Flexibilité accrue : possibilité d’enseigner dans 1 ou 2 EPLE d’une autre commune, sans limitation géographique pour compléter son service

Inscription de la bivalence dans le statut des enseignants : si l’enseignant ne peut compléter son service dans une autre commune, il devra, en fonction des besoins de service, assurer un enseignement dans une autre discipline. Ceci s’étend également aux TZR. Elle sera également incitée par l’instauration d’une prime pour les mentions complémentaires.

Augmentation du temps de travail :
- suppression des heures de première chaire (pour toutes les classes à bac) suppression des heures de labo et de " vaisselle " pour les enseignants d’H.G., de SVT, de Sciences Physiques
- heures en petits groupes (groupes de sciences, de langues vivantes, de classes spécifiques) : maxima de service majoré d’une heure pour 8 heures effectuées devant groupe de moins de 20 élèves.
- la fonction de professeur principal, inscrite comme une activité supplémentaire disparaît pour faire partie de la définition du service

Pour l’Etat, ceci représente une économie de 3600 Equivalents de Temps Plein, une précarisation accrue des enseignants et un accroissement des charges de travail… Si ce qui précède est demandé aux personnels statutaires, qu’en sera-t-il des contractuels et vacataires, qui travaillent déjà à nos côtés sans bénéficier du même salaire ? Ne laissons pas ces logiques comptables s’installer définitivement au sein de l’EN !

Nous revendiquons :
- le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants
- l’arrêt du recours à la précarité et la contractualisation des précaires aussi bien parmi les personnels enseignants, que les personnels de vie scolaire et ATOSS
- une véritable baisse du temps de travail pour les enseignants : 14 heures + 3 heures de concertation.

C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !


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