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Les paysans sont de retour

Publié jeudi 19 avril 2007
 
On parle de « la fin des paysans » depuis de nombreuses années maintenant. Mais, envers et contre « la rationalité économique » de l’agrobusiness ils sont toujours là.

Silvia Pérez-Vitoria participe depuis de nombreuses années aux activités de « La Ligne d’Horizon, les amis de François Partant » association, née à Lyon, qui depuis plus de vingt ans alimente les critiques du développement, de l’illusion technicienne et industrielle et milite pour la décroissance.

Rencontre débat avec Silvia Pérez-Vitoria autour de son livre

Les paysans sont de retour !

(Editions Actes sud)

Samedi 21 avril à 15 heures

à la librairie libertaire La Gryffe

5, rue Sébastien Gryphe LYON 7e

Les paysans représentent encore plus de la moitié de la population mondiale et c’est maintenant qu’ils s’organisent pour tenir au nord comme au sud.

A l’avant-garde du mouvement altermondialiste, et au sein de leur propre organisation Via Campesina (le mouvement international des petits paysans), ils font entendre leur voix de plus en plus fort.

De quoi parlent-ils ces paysans ? « Ils parlent de la nature, de la terre, des arbres, des plantes, de l’eau, des animaux. Ils parlent d’un autre rapport au travail, à la technique, à l’échange".

L’auteure a entrepris une synthèse des changements intervenus dans le monde rural en France et dans certains pays du Tiers-Monde jusqu’à l’actuelle rébellion : propriété de la terre, agriculture industrielle et destruction des terres cultivables, autosuffisance alimentaire et interdépendance commerciale mondialisée, spécialisation des cultures et accroissement des inégalités…

Pour elle, contrairement à des schémas idéologiques qui associent paysannerie avec réaction, « les luttes paysannes actuelles se situent à l’avant-garde du mouvement social international qui se développe depuis les années 1990 ». Et de le démontrer, par exemple, par le rassemblement des trente ans du Larzac, en août 2003, qui a rassemblé 300.000 personnes.

De la même manière le monde paysan est pour elle celui où la mise en pratique de la décroissance est sans doute la plus facile.

Cependant l’auteure n’oublie pas de pointer les contradictions du monde paysan  : paysans du MST (mouvement des sans terre) du Brésil favorables aux cultures d’exportations (soja par exemple) contribuant « à la concurrence acharnée que mène le Brésil pour se placer sur le marché mondial ».

Elle démontre à quel point l’avenir des humains dépend des paysans du monde.

Ce que pense Eco Rev’ de ce livre.

Site de La Ligne d’Horizon


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