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« La C.N.T c’est quoi ? » n°9

Anarcho-syndicalisme - syndicalisme révolutionnaire

Publié mardi 5 avril 2005
 

Ces deux termes sont souvent employés pour définir la CNT. Ils expriment notre pratique syndicale (absence de permanent, autogestion au sein de l’organisation, action directe) mais aussi notre projet social (la suppression de la propriété privée, l’abolition de l ‘état et du prolétariat par la collectivisation des moyens de production et d’échanges).

À la fin du 19° siècles des militants syndicalistes comme F. Pelloutier, Pouget, Yvetot mettent tout leurs efforts dans le syndicalisme, l’idéal anarchiste trouve alors un champ d’application dans un mouvement ouvrier qui lui est favorable. À noter que tous les anarchistes ne trouveront pas d’intérêt ou farouchement en désaccord au fait d’investir les syndicats. Pour des militants comme Pouget ou Pelloutier le syndicat ne doit pas être seulement une arme de défense contre l’exploitation mais aussi un moyen pour abattre le capitalisme et de plus il est hors de question qu’il soit la courroie de transmission d’un parti ou d’un groupe y compris anarchiste. C’est pourquoi d’autres personnes qui ne se reconnaissaient pas dans le mouvement libertaire ont aussi apporté leur pierre dans la construction de ce syndicalisme.

Vers 1904-1906 le syndicalisme révolutionnaire né de la synthèse résultant d’apports révolutionnaire différents : anarcho-syndicalisme, blanquisme, allemanisme.
Les anarcho-syndicalistes ayant eu un rôle clé dans cette création, le syndicalisme révolutionnaire porte l’empreinte de l’idéologie qui était la leur.

C’est en 1906 que le syndicalisme révolutionnaire prend conscience avec la charte d’AMIENS de sa propre existence.

Anarcho-syndicalisme - syndicalisme révolutionnaire ces deux notions sont-elles synonymes ?
Constatons simplement que tous deux sont des pratiques avant d’êtres des théories et des mots. L’anarcho-syndicalisme n’est pas le syndicalisme des anarchistes mais il leur emprunte ses méthodes d’actions, le syndicalisme révolutionnaire n’est pas un syndicalisme autoritaire, mais il place la lutte des classes au centre de ses préoccupations. Pour résumer laissons la parole à Griffuelhes ancien militant du début du 20° siècle qui déclarait : « J’ai été au syndicat pour y lutter contre le patronat responsable direct de mon asservissement et contre l’État, défenseur naturel, parce que bénéficiaire du patronat ».

Sources : livres & brochures CNT


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